La Presse, 21 NOV 1962

Source:  La Presse, Première édition.  Montréal, mercredi 21 novembre 1962 / Présentation de la Vierge Marie.  La manchette.
 

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La Presse invente un rapport «raciste» et
l’attribue faussement à Gordon

Transcription ci-dessous.

“Aucun Canadien français n’atteindra<br />a un poste-clé au Canadien National<br />parce qu’ils se donnent au mérite” --Donald Gordon

“Aucun Canadien français n’atteindra
a un poste-clé au Canadien National
parce qu’ils se donnent au mérite” –Donald Gordon

Aucun Canadien français n’atteindra
à un poste-clé au Canadien National
parce qu’ils se donnent au mérite

— Donald Gordon

par Marcel GINGRAS

OTTAWA. – Ecossais de naissance, gardien d’un fief Britannique dont, pendant longtemps, même les Anglo-Canadiens étaient exclus, le président des Chemins de fer nationaux du Canada, M. Donald Gordon, a du mal à se faire à la présence de Canadiens de langue française dans la société qu’il dirige.

Il s’est défendu hier avec vigueur de ce préjugé, allant même jusqu’ à affirmer sou­haiter la présence du plus grand nombre possible de diplômés des universités de langue française au Cana­dien National.

Donald Gordon

DONALD GORDON

“N’est-ce-pas là de la discrimination”, a alors demandé M. Grégoire au président qui venait de dire plusieurs fois que des nominations comme celles qu’on désirait seraient de la discrimination.

quer et non celle dont je suis responsable, avait rétorqué M. Gordon. Ce que vous demandez est de la discrimination.

Ayant fait remarquer au président qu’il entendait le même refrain depuis neuf ans, M. Chevrier lui a demandé s’il ne comptait pas accorder a l’avenir plus d’attention à la question.

“Non”, a  répondu M. Gordon, ajoutant que plusieurs Canadien[s] de langue française avaient refusé des promotions parce qu’ils ne voulaient pas quitter Québec.

M. Léon Balcer

Muet durant ce débat, le ministre des Transports, M. Balcer, aurait souhaité faire connaître les vues du gouvernement à ce sujet, mais le règlement lui interdisait de le faire.

Quelques heures plus tard aux Communes, M. Grégoire l’invitait à commenter les propos de M. Gordon, mais l’application rigide du règlement par le président Lambert l’a empêché de le faire.

Rejoint hors des Communes, le ministre a signalé que dans le champ des nominations qui lui sont proprés, [sic] le gouvernement tient compte des aspirations des Canadiens de langue française.

C’est ainsi qu’il a nommé trois d’entre eux au “conseil d’administration” des Chemins de fer lorsqu’il a porté de sept à douze le nombre des members de ce conseil.  A l’epoque du régime liberal, un seul des sept administrateurs était de langue française.

Toutefois, impuissant à dicter la conduite de ce même conseil, le gouvernement doit lui laisser le choix des membres du “conseil de direction”, y compris celui des 17 vice-présidents.

Pour l’instant, s’il faut croire M. Gordon, aucun employé de langue française de la société n’est apte à remplir l’un des postes-clefs de l’entreprise d’Etat qui vit autant des deniers des Canadiens de langue française que de ceux des Canadiens de langue anglaise.

En toutes lettres, le président a déclaré “se ficher” de l’origine ethnique des membres du conseil de direction, ajoutant que plusieurs d’entre eux parlent le français.

Malgré lui, toutefois, il ne peut oublier que jusqu’ à la création de ces mêmes Chemins de fer nationaux du Canada, les entreprises ferroviaires du pays n’étaient rien d’autre que des sociétés britanniques.

Invité hier par le comité parlementaire des Chemins de fer à faciliter l’accession d’un Canadien de langue française à l’une des dix sept vice-présidences du Canadien National, il s’y est refusé totalement, alléguant que ce serait faire la preuve d’injustes distinctions ethniques, – de discrimination, a-t-il dit.

“Jamais, a-t-il précisé, un homme n’atteindra l’un de ces postes pour la simple raison qu’il est de langue française.  Les présents directeurs de la société ont tous de vingt à trente ans de service.”

En outre, toujours selon M. Gordon, il ne saurait être question d’aller chercher un industriel de renom chez les Canadiens de langue française pour en faire un vice-president, car les postes se donnent au mérite.

Ces propos, et d’autres de même ordre, M. Gordon les a servis aux 26 membres du comité qui ne devraient y voir que du feu, croyait-il.

L’un deux, M. Gilles Grégoire, créditiste de Lapointe l’a toutefois pris au piège lorsqu’il lui a demandé quelle était son expérience au Canadien National lorsqu’il en est devenu président..

“Aucune”, a dû avouer M. Gordon qui, à sa nomination, était
directeur exécutif de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement.

“Demandez cela à ceux qui m’ont engagé”, a répondu M. Gordon en présence de M. Lionel Chevrier, libéral de Laurier et ministre des Transports à l’epoque de l’entrée de M. Gordon aux chemins de fer.

Dans dix ou douze ans

Désireux de témoigner de sa bonne foi, le président a signalé que 23 p. 100 des jeunes employés des dernières années sortaient d’universités de langue française du Québec.

Lorsque je reviendrai à ce comité dans une dizaine d’années, a-t-il ajouté, vous verrez que notre recrutement aura porté fruit.

D’ici dix ans, laisse-t-il en tendre, les nouveaux venus auront fait leurs preuves et le Canadien national sera alors en mesure de leur offrir l’un des postes à la direction, voire une vice-présidence.

Plus tôt au cours de l’interrogatoire, M. Chevrier avait affirmer pouvoir citer plusieurs noms de Canadiens de langue française qui auraient fait d’excellents vice-présidents, M. Jean-Louis Lévesque, par exemple, avait-il dit.

C’est la politique d’il y a vingt ans qu’il faut criti-

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Definition:  rabble-rousing
Adjective:  rabble-rousing  'ra-bulraw-zing
1.  Arousing to action or rebellion

"By contrast, such people fear charismatic or rabble-rousing oratory because it seems to by-pass the rational faculties of the audience"

-- WordWeb 7, 2006, Princeton University

Donald Gordon burned in effigy by the rabble
Donald Gordon burned in effigy (1962)
Railway Committee Minutes: What he really said
Committee Minutes (Original English)
Committee Minutes
(Original English)

Committee Minutes (Official French)Committee Minutes
(Official French)
Événements mal compris / Events Misunderstood
FINISH OCR'ing and footnoting this article: https://thedonaldgordonincident.net/quebec-and-the-future-of-canada-d-j-dooley-for-the-review-of-politics-vol-27-no-1-jan-1965-pp-17-31-accepts-the-headlines-misses-the-communist-infiltration/
Effigy Burning (University of Ottawa)

6 DEC 1962

300 étudiants ... brûlent Donald Gordon - 10 arrestations ...
“300 étudiants ... brûlent Donald Gordon ... La Presse, 6-12-1962
“300 students ... burn Donald Gordon ...” La Presse, 6-12-1962

TO DO: I need to find out who organized this, and if they're red, put it down to Communist mobilization, move it up to the other widget.   ADD Hull, if I keep this category: https://thedonaldgordonincident.net/la-presse-10-dec-1962/