17 DEC 1962 Commons (Pearson) (French)

TOP OF THIS PAGE: TRIO OF PICS:

GREGOIRE – PEARSON – SEVIGNY

Then transcribe ALL their Hansards, there’s a triple-deal here, Pearson has pals. Gregoire ends up co-founding COMMUNIST PQ; What does SEVIGNY do, where does he fit in? — Sevigny is a “conservative” under DIEFENBAKER, and moreover, he’s NATIONAL DEFENCE! who has joined in the overthrow of the British North America Act in the House of Commons! He’s also the one the Liberals “caught” with Gerda Munsinger, a German hooker, on his desk in his parliamentary office. And again, how does Sevigny fit into tihs picture? Links to Donald Gordon ????? Anyway, it proves that Diefenbaker is involved in the red COUP on Canada because he’s letting Sevigny do it. (How does cabinet work? they all agree or he who disagrees is turfed? — get something official on how that works to prove that Sevigny’s exhibition implicates Diefenbaker in this coup.)

This is done in the Hansard in the section LA FONCTION PUBLIQUE.

17 DEC 1962 Commons (Pearson)
Pearson delivers a prepared speech in the Commons (as the Gordon Incident escalates). The Hansard indicates “text” in the original English version that Pearson spoke. However, in the FRENCH Hansard, starting at page 2758, the Pearson speech is preceded by the word “traduction” in brackets; the French is NOT a prepared text! Which means that there MUST BE at least some minor differences between the Vincent Prince editorial’s claims to what Pearson said, and he gives whole paragraphs; and the official French, as published. If there are no differences, then Prince should have been able to get his hands on the French Hansard really quickly! How long did it take to produce that French Hansard? (Same question applies to Donald Gordon committee minutes, and those were not a prepared text, easy and quick to copy, but a transcript from someone’s notes, whose we’d like to know; and then we have to send that for an official translation. How long does that take? Who has to approve the translation? How about the people whose words are being translated, in this case, Pearson?

This is the “blueprint” of The Queen’s Speech of 10 October 1964 in the Quebec Legislature on the 100th anniversary of the 72 Resolutions signed by the Delegates (on the road to Confederation)
 
///// The purpose of the speech is to rabble-rouse the Canadians to destroy Confederation for the system unfolding in Europe into an economic community on the way to political union as the United States of Europe, under the twin treaties of Rome. TO DO: find TROTSKY and MARX, Arcand said in Universal Republic that Marx required destruction of the British Empire; and Trotsky the federated states of Europe as basis for the federation of the world. /////
 

2899

HOUSE OF COMMONS

____________________

Monday. December 17. 1962

The house met at 2.30 p.m.

RAILWAYS. CANALS AND TELEGRAPH LINES

Fourth report of standing committee railways, canals and telegraph lines — Mr. Howe

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2722

HOUSE OF COMMONS

Interim Supply

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Lester Bowles Pearson (aka “Mike“)(Traduction:)

L’hon. M. Pearson:

Monsieur le président, nous examinons les crédits provisoires qui, a l’adoption, fourniront les dix douzièmes de 6 milliards de dollars de crédits dont pas un dollar n’a encore été approuvé par la Cham­bre. Les députes l’ont relevé et le relèveront encore. Je ne perdrai pas plus de temps sur la question, mais je vais aborder un sujet qui, même techniquement, se rattache aux crédits provisoires, car il touche a l’action du gouvernement fédéral dans le cadre de ses relations avec les provinces et autrement; il mérite donc notre attention. Mon honorable ami, le préopinant, vient de parler des re­lations fédérales-provincial es. Je vais en trai­ter bientôt un aspect, sans parti pris. J’espère.

Monsieur le président, le pays se prépare à célébrer le centenaire de la Confédération. Nous avons été saisis d’un bill. ou du moins de certains projets qui nous le rappellent Nous devrions faire de cette célébration une action de grâces et l’occasion d’exprimer nos espoirs. Or, en préparant son centenaire, le Canada est plein d’anxiété et d’incertitude a propos de son avenir. Nous doutons, nous ne savons pas au juste le rôle que nous devons Jouer dans un monde en pleine évolution. Nos richesses et nos ressources, tant humaines que matérielles, sont grandes. Notre niveau de vie est élevé. Mais nous nous faisons du souci, a Juste titre U me semble, à propos de l’insuffisance de notre croissance économique et du chômage qui en résulte, de notre balance des paiements déficitaire et d’autres facteurs qui pourraient compromettre notre avenir.

SI nous nous Inquiétons, c’est parce que, du point de vue économique, culturel et même politique, nous devenons de plus en plus dépendants des États-Unis, au lieu de le devenir moins. Nous en éprouvons un sentiment de frustration et d’irritation. Les événements récents nous ont nettement prouvé que nous passons par une autre grave crise d’unité nationale, et je ne crois pas exagérer en m’ex-primant ainsi. En effet, non seulement nous avons, dans notre pays, été incapables de nous entendre sur tous les symboles qui expriment l’état de nation, longtemps après en être devenus une, mais, dans certains milieux, on va Jusqu’à mettre en doute les fondements mêmes de notre confédération. Le professeur Frank H. Underhill, commentateur perspicace, bien que parfois acerbe, de la situation canadienne, a dit, l’autre jour, dans un de ses discours:

Le fait, peu agréable, c’est que nous semblons aller ft la dérive sans boussole. Nous avons perdu la conviction d’un objectif national concret qui Inspirait nos pères en iafl7… Noua talonnons en cherchant à récupérer ce sentiment de grandeur Imminente qui nous enthousiasmait Jadis… Ce que notre époque exige de nous, c’est un plus grand effort intellectuel soutenu, une Imagination

Confederation was our declaration of faith in the destiny of a united Canada.  It was also our declaration of independence from the United States.  We would go it on our own on this continent from coast to coast, first as part of the British empire and later as an independent nation of the commonwealth of nations.  We knew at that time that such a declaration, based on such a faith, would involve an economic price.  We were ready then in Canada to pay that price — and I hope and believe we are still ready to do so — namely, the price of being Canadian.

Confederation, however, also involved another price which too many of us either forget or do not wish to pay because perhaps

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plus audacieuse, un esprit d’expérimentation comme nous n’en avons jamais eu dans notre histoire.

La Confédération était notre déclaration de fol en la destinée d’un Canada uni. C’était aussi notre déclaration d’indépendance des États-Unis. Nous voulions être nos propres maîtres, suivre notre propre route sur ce continent, d’un océan à l’autre, d’abord en tant que partie de l’Empire britannique et, plus tard, a titre de pays indépendant, membre du Commonwealtn des nations. Nous savions alors que pareille déclaration, qui se fondait sur cette conviction, devrait se payer du point de vue économique. Or, nous étions alors tout disposés, au Canada, à payer le prix qu’il fallait, et J’espère et je crois que nous sommes encore tout disposés à le faire, c’est-à-dire à payer le prix qu’il faut pour rester Canadiens.

Toutefois, la Confédération comporte un autre prix, que trop d’entre nous oublient ou trouvent trop élevé, peut-être parce que ce n’est pas commode de payer ce prix-la. La Confédération signifie le refus, non seulement de l’annexion politique et économique par les États-Unis, mais aussi du concept américain de la fusion des races quand 11 s’agit d’unité nationale. La Confédération ne constituait peut-être pas un traité, a proprement parler, ni un pacte entre États. Mais il s’agissait d’une entente pour arriver à un règlement entre les deux races fondatrices du Canada, sur la base d’une association acceptable entre égaux. Ce règlement prévoyait la réalisation et le maintien de l’unité natfonate et politique sans qu’on impose au pays l’uniformité, du point de vue racial, culturel ou linguistique.

Je pense parfois que cette entente était plus théorique que réelle. En dehors du Québec, a mesure que le Canada se développait d’un océan & l’autre, cette entente était plus souvent marquée par des Infractions que par son observance, et cela pour des raisons que chacun d’entre nous qui connaît l’évolution du Canada peut comprendre. Il en est résulté deux différentes Interprétations de la Confédération. Et c’est cette différence d’interprétation du concept même de la Confédération qui a été et qui est encore aujourd’hui une source de confusion, de frustration et même do conflit.

Pour les Canadiens de langue française, la Confédération créait une nation bilingue et blculturellc. Elle protégeait leur langue et leur culture dans tout le Canada. Elle signifiait une association, et non pas une domination. Les Canadiens francophones ont cru que cette association signifiait des chances et des possibilités égales pour les deux races fondatrices, a toutes les étapes de la croissance du pays.

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Les Canadiens de langue anglaise reconnaissent, bien sûr, que l’entente confédérative protégeait les droits des Canadiens français dans la province de Québec, au Parlement, et dans les tribunaux fédéraux. Mais la plupart avaient l’impression, et je ne crois pas me tromper en disant cela, qu’elle ne s’étendait pas plus loin que ces limites, du moins jusqu’à une époque encore très récente. Cela signifiait qu’à toutes fins utiles, H existerait un Canada de langue anglaise, avec un Québec bilingue. Ce qu’on appelle le «fait français» devait être quelque chose d’uniquement provincial.

Monsieur le président, cette différence de concept, en ce qui concerne le sens de la Confédération, s’est trouvée pendant bon nombre d’années, après 1867, refoulée dans l’ombre par d’autres préoccupations auxquelles Je n’ai pas le temps de m’arréter. Cependant, c’est là que se trouve la véritable source des malentendus actuels et des difficultés qui existent dans les rapports entre les deux races fondatrices du Canada.

Le premier conflit Important, peut-être, entre ces deux différentes Interprétations a éclaté au Manltoba quand on a soulevé la question des écoles. Puis, pendant et après la première guerre mondiale, le Canada français, et d’ailleurs aussi le Canada de langue anglaise—c’est-à-dire les Canadiens français et les Canadiens anglais—sont restés perplexes et découragés devant les Interprétations contradictoires de* obligations du Canada dans sa participation à cette guerre. D’autre part, les Canadiens do langue française estimaient, de plus en plus, qu’ils n’avalent pas réussi dans leur tentative de faire accepter leur culture dans le* autres régions du Canada. Ils ont donc eu tendance à se retirer, frustrés, dans ce qu’on a parfois appelé la «réserve québécoise». Cette tendance à s’isoler n’a pas empêché, bien sûr, certains changements Importants de se produire dans la province de Québec, surtout au cours des années 20. par suite, surtout, d’une rapide Industrialisation.

Je croîs qu’il est Juste de dire que les Canadiens français ont été souvent assez lents à s’adapter au nouveau milieu industriel. La plupart de leurs chefs avalent une formation juridique, théologique ou médicale. L’avenir de la province de Québec leur apparaissait sous le jour de l’autonomie politique, de la décentralisation et d’une économie surtout agricole. Ils craignaient la nouvelle industrialisation comme une chose qui briserait la cohésion du Canada français et affaiblirait les valeurs qui lui sont particulières: les traditions et la culture qui lui sont propres.

Ces appréhensions ont grossi, comme on le volt dans la réalité, du fait que les bailleurs

/ right-hand column

de fonds, le personnel de direction et la main-d’œuvre spécialisée nécessités par l’expansion industrielle étalent surtout recrutés parmi les Canadiens anglais ou aux États-Unis. Ces directeurs, bailleurs de fonds, techniciens de l’extérieur pensaient à Juste titre qu’ils contribuaient à l’enrichissement et au progrès matériel du Québec. Il leur était difficile de s’apercevoir, souvent sans qu’ils en soient a blâmer, que les Canadiens français étalent exclus de la direction des affaires et souvent même ne pouvaient participer de façon satisfaisante au développement économique de leur propre province. Par conséquent, les changements qui ont été bénéfiques à l’économie de la province avaient, du point de vue politique, l’inconvénient de venir très souvent de l’extérieur et d’être contraires a la mentalité de la province.

Cet état de choses a suscité énormément de malentendus. Nous, Canadiens anglais, devrions nous en rendre compte, car nous voyons souvent d’un mauvais oeil la domination financière des Américains ou la part prépondérante que jouent les États-Unis dans nos entreprises Industrielles de tout le secteur o> !a mise en valeur des ressources des régions an-glaises de notre pays. Dans les provinces de langue anglaise, les barrières, quand elles existaient, étalent nationales et non pas raciales. Dans le Québec, elles étaient surtout raciales mais devenaient nationales chaque fols que les directeurs, ingénieurs et techniciens de langue anglaise ne faisaient pas plus d’efforts que les Américains, dans le Canada anglais, pour s’adapter au milieu culturel et linguistique de la province française.

Cela devait forcement provoquer de» tensions politiques dans le progrès économique du Québec. Maigre des efforts vraiment sincères et consciencieux tentes de part et d’autre, et Je crois que ces effort* se sont multipliés ces dernières années, pour amoindrir et faire disparaître ces tensions, «les deux solitudes» ont continué d’exister cote & cote dans bien des villes et des réglons industrielles de la province de Québec. Dans les années qui ont suivi la Confédération, ce régime, si Je puis l’appeler ainsi, de coexistence blculturclle ne posait pas de problèmes nombreux ni manifestes. A cette époque, les deux groupes n’avalent que des relations superficielles entre eux et l’anglais était devenu le langage du bilinguisme. Même après la seconde guerre mondiale, alors que la situation s’est mise a évoluer rapidement au Québec, le régime de l’Union nationale a aidé à cacher à la collectivité do langue anglaise ce qui se passait au Canada français.

La révolution industrielle du Québec s’est accompagnée, comme presque toutes les révolutions de ce genre, de révolutions analogues dans d’autres secteurs, qui se sont

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surtout fait sentir peut-être dans le domaine des arts et de la littérature. Mais l’armature sociale changeait aussi à d’autres égards. Les co-oporatlvcs. les syndicats ouvriers, les coopératives de crédit croissaient rapidement dans cette province. Les changements qui s’opéraient dans le régime d’enseignement étaient plus importants encore. Le génie, le commerce, les sciences naturelles et les sciences sociales ont commencé à attirer un nombre toujours croissant d’étudiants.

Les Canadiens de langue anglaise sentaient, bien entendu, qu’il se passait quelque chose au Québec. De plus en plus, nous nous rendions compte de l’importance du Québec comme partenaire au sein de la Confédération. Ce n’est ni la bonne volonté ni le désir qui nous manquaient pour comprendre la situation particulière du Québec. Mais peut-être nous fallait-il subir un choc pour saisir toute la signification de ce qui était arrivé, de la révolution sociale survenue au Québec. Ces dernières années. le choc nous est venu du séparatisme, de l’agitation en certains milieux, dont on a tant parlé, en faveur de ce qui s’est appelé la libération politique. Il s’agissait d’une réaction poussée à l’extrême à l’égard d’une transformation industrielle et sociale amorcée depuis une quinzaine d’années au moins. D’autres réactions, moins extrêmes mais peut-être plus significatives et tout aussi sincères, ont manifesté & quel point le Québec était mécontent de la position qu’il occupe dans la Confédération. De toute manière, pour lui, le temps de l’isolationnisme rural était révolu. Envisager sa seule survivance, et même sa survivance industrielle, au sein de la Confédération, n’allait plus lui suffire.

Tous nous nous rendons bien compte. Je croîs, que les Canadiens français sont décides i devenir maîtres de leur destinée économique et culturelle dans leur propre milieu qui n*a pas fini de changer. Ils ne pensent pas ainsi s’isoler. Au contraire, ils voient là le seul moyen pour eux de Jouer le rôle qui leur revient de droit dans le véritable épanouissement de la Confédération canadienne. A cette fin. Ils veulent pouvoir participer pleinement à tous les services de l’État où tous seraient sur un pied d’égalité et où leur langue serait parfaitement reconnue. Ce droit découle du principe de l’association de partenaires égaux dans la Confédération.

Dans le cadre actuel de la Confédération, les Canadiens de langue française peuvent-Ils atteindre cette objectif qu’est la participation à part entière & la gestion des affaires de l’État ainsi que la pleine Jouissance de droits et d’avantages? Je pense que la réponse dépend en partie des Canadiens français eux-mêmes, s’ils consentent à poursuivre les

/ right-hand column

grands efforts entrepris depuis 1960 pour perfectionner leur régime d’enseignement afin d’assurer qu’il y ait assez de Canadiens français compétents pour profiter des avantages qui s’offriront et s’acquitter des responsabilités qui en découlent.

Toutefois, la réponse, à mon sens, dépend dans une plus grande mesure encore des Canadiens de langue anglaise parce que nous sommes la majorité. Dans l’administration des milieux industriels et dans les services publics fédéraux, ce sont les Canadiens anglais qui doivent accepter les changements nécessaires pour que l’association a part entière devienne réalité. Sommes-nous prêts A les accepter? Sommes-nous prêts, non seulement a accepter ces objectifs à longue échéance pour parvenir a une association, mais—ce qui est plus important et plus difficile pour nous peut-être— sommes-nous prêts a prendre des mesures immédiates et concrètes pour y arriver?

Si ces questions reçoivent une réponse affirmative, nous pourrons alors envisager avec confiance l’avenir de l’unité de notre pays et espérer une nouvelle période de force et d’unité qui nous permettra de surmonter toutes les difficultés d’ordre économique, culturel et politique et de progresser ensemble à titre de Canadiens. Mais si la réponse est négative, non pas tant la réponse verbale que celle qui s’appuie sur des faits, et si nous ignorons ou négligeons les devoirs et les droits que comporte une véritable association, nous continuerons au Canada de nous buter & des difficultés successives Jusqu’au jour où la majorité dans chacun des deux camps en aura assez de cette expérience canadienne. Le résultat final en serait sans doute la séparation. Mais je suis convaincu que tous nous sommes d’accord pour voir dans une telle solution un geste malheureux de désespoir car elle mettrait fin A l’unité de notre pays et elle constituerait la trahison de notre magnifique héritage national. Ce serait une perte, une perte indescriptible pour nous tous.

A l’heure actuelle, alors que les hommes et les nations libres ont surtout besoin de se rapprocher sur le plan politique, économique et culturel, d’accepter et d’agir a l’égard des impératifs et des occasions d’interdépendance, maintenant plus que jamais, 11 serait tragique pour les Canadiens de devoir reconnaître qu’ils n’ont pas réussi a unifier leur propre pays d’une façon véritable et significative, c’est-à-dire une unité ne comportant pas le sacrifice de valeurs particulières et distinctes. Pas un seul Canadien, assurément, ne pourrait envisager, sans un regret amer, l’affaiblissement, sans parler de l’échec de la Confédération, surtout quand le Canada s’est taillé une place dans le monde où 11 inspire tant de respect

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Mais nous ne pouvons nous permettre d’être satisfaits de nous-mêmes A cet égard. La monde qui nous entoure révèle que, lorsque des compromis acceptables et raisonnables sont remis à plus tard ou offerts trop tard, les nations ont recours à des solutions désespérées qui leur avaient semblé Impensables auparavant et contraires a leurs propres intérêts.

Donc, monsieur le président, ayons soin de ne pas pécher par excès de confiance & l’égard des événements qui se déroulent. Ayons soin aussi de ne pas laisser nos émotions, éveillées par des controverses ou des incidents particuliers, fausser notre Jugement et déformer notre façon de voir. Il ne faut pas se dire que, si le mur est fissuré, il est sur le point de s’écrouler. Par ailleurs, ce n’est pas en rebouchant les lézardes que nous allons affermir l’unité nationale. Monsieur le président, ce n’est pas l’heure des extrémistes et des passions, mais celle d’une étude sérieuse et com-préhensive de situations fondamentales.

A mon avis, cela veut dire que le temps est venu pour les Canadiens de faire un sérieux examen collectif de l’aspect biculturcl et bilingue de notre pays, de renseignement du français et de l’anglais et des relations générales entre les deux groupes ethniques qui ont fondé le Canada. Il faudrait en profiter pour encourager les Canadiens a exprimer leurs opinions sur la situation, soit eux-mêmes soit par l’intermédiaire de leurs associations et organismes. S’ils estiment que la situation laisse à désirer. Ils devraient recommander des mesures pratiques pouvant assurer une participation plus équilibrée des deux groupes aux affaires de l’État.

Ainsi, sommes-nous prêts A fournir A tous les jeunes Canadiens l’occasion de devenir vraiment bilingues? Je suis sûr que nous le voulons. Alors, quelles mesures concrètes y aurait-il lieu de prendre, A tous les paliers de notre régime de formation, pour leur fournir cette occasion tout en sauvegardant l’autonomie que la constitution accorde aux provinces A cet égard? Il va sans dire qu’il ne faudrait rien changer dans ce domaine-lA. Comment le monde de la radio, de la télévision et du cinéma tant d’expression française qu’anglaise peut-il contribuer davantage A cet objectif? Comment pouvons-nous favoriser des contacts plus fréquents entre les Jeunes Canadiens?

Il y a aussi la question tant de fois mentionnée dans le présent débat, celle de la responsabilité explicite et Inéluctable du gouvernement fédéral. Pour quelles raisons relativement si peu de Canadiens français occupent-Ils des postes professionnels et administratifs dans la fonction publique fédérale, y compris les sociétés de la Couronne et les

/ right-hand column

organismes fédéraux? Serait-il opportun, par exemple, que le gouvernement fédéral établisse a Ottawa des écoles bilingues en administration publique?

Il y a tant d’autres questions que nous pourrions nous poser. Les Canadiens s’y intéressent vivement, beaucoup plus, à mon sens, que Jamais Jusqu’ici dans notre histoire. Il faut y répondre d’une façon concrète car elles sont d’une importance vitale pour l’avenir de l’unité nationale. 11 faudrait les examiner a fond et donner aux Canadiens la chance d’exprimer leurs vues à ce sujet. On ne saurait mieux préparer la célébration du centenaire de la Confédération qu’en cherchant des réponses à ces questions. Le gouvernement fédéral, comme Je l’ai déjà déclaré et comme tous s’en aperçoivent, a une obligation particulière et exclusive en ce qui touche le service public fédéral et les sociétés de la Couronne. Une enquête, monsieur le président, voire certains changements nécessaires, ne suffiraient pas à mon sens. Maints problèmes des plus Importants qu’il y a lieu de résoudre sont du ressort provincial, notamment ceux que pose renseignement des deux langues. Par conséquent, si on entreprend l’enquête sur les moyens de donner a la Confédération canadienne un caractère bi-culturel il faudra que les gouvernements provinciaux s’y associent.

11 me semble qu’à cette fin, le gouvernement fédéral devrait consulter sans retard les gouvernements provinciaux. Si ces consultations—J’espère que la chose ne se produira pas et je ne puis voir pourquoi eue se produirait—n’éveillent pas de réaction positive ou si elles traînent en longueur, le gouvernement fédéral aura évidemment le devoir de mener une enquête sur les questions qui sont de son ressort. Un autre avantage de l’enquête mixte, c’est-à-dire de celle menée avec la collaboration des provinces, serait de démontrer l’importance de l’apport fait à notre épanouissement national par des Canadiens Issus de races autres que de celles des fondateurs. Leur apport a une valeur vraiment exceptionnelle depuis la seconde guerre mondiale. L’apport des Néo-Canadiens Issus de civilisations anciennes a ajouté de la force, du relief et de la vitalité à notre vie nationale. Il a enrichi le canadianisme des qualités héritées des nobles et anciennes traditions et des cultures de contrées étrangères.

Quel meilleur moyen de nous préparer au centenaire qu’en prenant des mesures pratiques des maintenant pour enraciner et renforcer les réalisations et les perspectives offertes par la Confédération, de sorte que tous les Canadiens, quels que soient leurs antécédents de race, de langue ou de culture, sentent avec confiance qu’au sein de notre nation ils peuvent, A l’abri de toute discrimination et en jouissant du rang de partenaires à part

/

entière, édifier un avenir brillant pour eux-mômes et leurs descendants, et, dans un climat de confiance et d’espoir, travailler a édifier un Canada de plus .*n plus grand et de plus en plus uni?

NOTES: URGENT – something is REALLY up here; GREGOIRE and PEARSON both used prepared texts, and SEVIGNY (whoever he is – what party, is he one of the “four great parties” that “agree” according to Vincent Prince) ALSO does, immediately after PEARSON. — NO, this is a threesome, not four great parties here. Threesome of GREGOIRE, PEARSON, SEVIGNY. Get profiles on Sevigny. This was group-orchetrated. And if there is no reasonable reason to conclude that Vincent Prince could not have had the exact (French) translation of the Pearson text in advance unless it was GIVEN to him in advance, unless the word “traduction” over the Pearson speech really means the French was equally prepared; then Vincent Prince GOT HIS HANDS on the speech really fast, no doubt because it was given to him; indicating CONSPIRACY of Pearson with the red press who were creating and escalating the Gordon Incident. LOOK AT THIS: (Texte)
L’hon. M. Sévlgny: Monsieur le président, nous avons entendu deux remarquables discours cet après-midi. Le premier a été prononcé par l’honorable député de Lapointc (M. Grégoire), et le second par l’honorable chef de l’opposition DECEMBER 17, 1962

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it is inconvenient for us to pay it.  Confederation meant the rejection not only of political and economic annexation by the United States but also of the American melting-pot concept of national unity.  Confederation may not have been technically a treaty or a compact between states, but it was an understanding or a settlement between the two founding races of Canada made on the basis of an acceptable and equal partnership.  That settlement provided that national political unity would be achieved and maintained without the imposition of racial, cultural or linguistic uniformity.

I sometimes think that the understanding was more academic than actual.  Outside Quebec, and as Canada grew from coast to coast, this understanding was more often honoured in the breach than in the observance and for reasons which any of us who know about the development of Canada can understand.  As a result, there has grown up in this country two different interpretations of confederation.  It is this difference in interpretation of confederation itself which has created and is creating today confusion, frustration and indeed some conflict.

To French speaking Canadians confederation created a bilingual and bicultural nation.  It protected their language and their culture throughout the whole of Canada.  It meant partnership, not domination.  French speaking Canadians believed that this partnership meant equal opportunities for both the founding races to share in all phases of Canadian development.

English speaking Canadians agree, of course, that the confederation arrangements protected the rights of French Canadians in Quebec, in parliament and in federal courts; but most felt — and I think it is fair to say this — that it did not go beyond those limits, at least until recently.  This meant that, for all practical purposes, there would be an English speaking Canada with a bilingual Quebec.  What is called the “French fact” was to be provincial only.

Mr. Chairman, this difference over the meaning of confederation was obscured for many years after 1867 by other considerations, other considerations which I have not time to go into now.  However, it is the basic source of present misunderstandings and difficulties in relations between the two founding Canadian races.

The first important clash perhaps between those two different interpretations occurred when the school question was raised in Manitoba.  Then, during and after world war I, French Canada and indeed English speaking Canada too — French Canadians and English

/ right-hand column

speaking Canadians — were perplexed and disheartened by the conflicting interpretation of the obligations of Canada in her participation in that war.  French speaking Canadians also, and increasingly, felt they had failed somehow in their attempt to secure the acceptability of their culture in other parts of Canada.  Hence they tended to withdraw, with their frustrations, into what has been called at times the Quebec reserve.  This tendency to withdraw did not, of course, prevent important changes in Quebec, especially in the twenties, brought about especially by rapid industrialization.

I think it is fair to say that French Canadians were often slow to adjust themselves to this new industrial environment.  Most of their leaders were trained in law, theology or in medicine.  They saw Quebec’s future in terms of political autonomy, decentralization and a mainly agricultural economy.  There was fear of the new industrialization as something that would break up French Canada’s cohesion and weaken its special values, special traditions and special culture.  I believe that fear was increased, as I think the record will show, by the fact that the capital, management and skilled personnel required for industrial growth were largely imported from English speaking Canada or from the United States of America.  These managers, these financiers, these technicians from outside rightly felt that they were helping to bring wealth and material progress to Quebec, and they were.  It was hard for them to realize that often through no fault of theirs, French speaking Canadians were being excluded from the direction of and even from satisfactory participation in the economic development of their own province.  Changes, then, which brought economic advantages to Quebec suffered from the political disadvantage of being so often imported from outside and of often being alien to the spirit of Quebec.

There was ample room for misunderstanding here.  We English speaking Canadians ought to be able to appreciate this because we often react critically to American financial control and management of industrial growth and resource development in the English speaking parts of Canada.  In the English speaking provinces the barriers, when they existed, were national, not racial.  In Quebec they were primarily racial but they tended also to become national when the English speaking Canadian managers, engineers and technicians made no greater effort to adapt themselves to a Quebec cultural and linguistic environment than did Americans who had come there.

This, Mr. Chairman, was bound to bring about political strains and stresses in Quebec’s

 
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HOUSE OF COMMONS

Interim Supply

economic progress.  In spite of much sincere and conscientious effort on both sides, and I think that effort has increased in recent years, to reduce and remove these strains, “The Two Solitudes” developed side by side in many of the cities and industrial areas in the province of Quebec.  In earlier years after confederation this state, if I may call it that, of bicultural co-existence did not raise many or obvious problems.  In those days there were only marginal contacts between the two groups and English had become the language of bilingualism.  Even after world war II, when things began to change rapidly in Quebec, the Union Nationale regime helped to hide what was taking place in French Canada from the English speaking community.

This Quebec industrial revolution was accompanied, as revolutions of this kind nearly always are, by parallel revolutions in other fields.  Perhaps it was most apparent in the arts and in literature.  But the structure of society was also changing in other respects as well.  Co-operatives, labour unions, credit unions all grew rapidly in that prov­ince.  Even more important were the changes taking place in the system of education there.  Engineering, commerce, the natural sciences and the social sciences began to attract a greater and greater number of students.

People in English speaking Canada were aware, of course, that something was hap­pening in Quebec.  We were becoming more and more conscious than we were before of Quebec’s importance as a partner in con­federation.  We were not lacking in good will and in a desire to understand the special situation of Quebec.  But perhaps we needed shock treatment to make us appreciate the full significance of what had happened, of Quebec’s social revolution.  That shock was given in recent years by separatism, by the agitation in some quarters, which got so much publicity, for what was called political libera­tion.  That was an extreme reaction to what had been going on for at least 13 years in industrial and social change.  Less extreme reactions, however, were perhaps even more significant and quite as sincere as a reflection of Quebec’s impatience with her present position in confederation.  In any event, for Quebec the period of rural isolationism was over and the prospect of mere survival, even industrial survival, in confederation was not good enough.

It is now clear to all of us, I think, that French speaking Canadians are determined to become directors of their economic and cultural destiny in their own changed and changing society.  They feel that in doing so they are not being isolationists but that, on the contrary, only in this way can they make their rightful contribution to the true development of Canadian confederation.  To this end they also ask for equal and full opportunity to participate in all federal government services, in which their own language will be fully recognized.  This right flows from the equal partnership of confederation.

Are these objectives of full participation in the discharge of national responsibilities along with the full enjoyment of rights and opportunities attainable for all French speaking citizens in our country as it is at present organized in confederation?  I submit that the answer depends in part on French speaking Canadians themselves, on their willingness to continue the effort they have been making, on a large scale since 1960, to develop educational facilities and to ensure that there will be enough qualified French speaking Canadians to exploit the opportunities and fulfil the responsibilities that develop.

But the answer also depends, and I believe in greater degree, on English speaking Canadians because we are in the majority.  In managerial levels in industry, for instance, and in the federal public services it is the English speaking Canadians who must accept the changes which are required to make a reality of full partnership.  Are we willing to do it?  Are we prepared not only to accept those long term objectives of partnership but, perhaps more important and more difficult for us, to take immediate and concrete steps to achieve them?

If the answer to these questions is in the affirmative, then we can be confident of the future of our united country and we can look forward to a new era of strength and unity which will enable us to overcome any economic, cultural and political differences and to go forward together as Canadians.  But if the answer is negative, not so much the answer in words but the answer in fact, and if we become unaware or careless of the obligations and opportunities of true partnership, we will continue in this country to drift from one difficulty to another until a majority of people on both sides will have had enough of this unique Canadian experience.  The final result of that would, indeed, be separatism.  I am sure we are all in full agreement that this course would be only a desperate and despairing solution, for it would mean the end of our united country and the betrayal of a great national heritage.  It would be a loss, an indescribable loss to us all.

Today, when the greatest need of free men and free nations is to come closer together politically, economically and culturally, to accept and act on the compulsions and opportunities of interdependence; at this time of all times it would be a tragic thing for Canadians

 

DECEMBER 17, 1962

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to have to admit their failure to unify their own country in any real and meaningful sense, which means unity without sacrificing special and separate values.  No Canadian, surely, could contemplate with anything but bitter regret the weakening, let alone the fail­ure, of confederation, especially when Canada has grown so much in stature and achieved so much respect in the world.

So, Mr. Chairman, we should be careful not to be complacent about what is happening.  We should also be careful not to let emotions created by immediate controversies or special incidents warp our judgment or distort our perspective.  We should not assume that cracks mean the wall is falling.  On the other hand, we will never restore strength merely by papering over the cracks as they occur.  It is a time, Mr. Chairman, not for extremists and their passions but for a deep, responsible, and understanding examination of basic situations.

This means, I believe, that we have now reached a stage when we should seriously and collectively in this country review the bi-cultural and bilingual situation in our country:  our experiences in the teaching of English and French, and in the relations existing generally between our two founding racial groups.  In this review there should also be in my view, every opportunity and every encouragement for Canadians, individually or in their associations, and organizations, to express their ideas on this situation.  If they find it unsatisfactory they should suggest concrete measures to meet it and to reach a better, more balanced participation of our two founding groups in our national affairs.

Are we ready, for instance, to give to all young Canadians a real opportunity to become truly bilingual?  If the answer is yes, as I am sure it would be, what concrete steps should be taken at the different levels of our educational system to bring about this opportunity, having regard to the fact that constitutional responsibility for education is, and must remain, exclusively provincial?  What further contribution to this end have we the right to expect from radio, from television and from films in both languages?  How can we encourage more frequent contacts between young Canadians?

Then, there is the question which has already been mentioned in this debate, one of specific and inescapable federal responsibility.  What are the reasons why there are

Interim Supply

relatively so few French speaking Canadians in the professional and administrative jobs of the federal civil service, including crown corporations and federal agencies?  How can that situation be improved as it must be improved?  Would it be desirable, for instance to have a bilingual school of public administration operated by the federal government in Ottawa?

There are a great many more questions that we might ask ourselves.  These questions are now very much in the minds of Canadians, more so I believe than ever before in our history.  They deserve concrete answers because they are vital to our future as a united country.  They should he thoroughly examined and Canadians should be given an opportunity of expressing their views about them.  There could not be any better preparation for the celebration of the centenary of confederation than to seek and find these answers.  The federal government, as I have already stated and as is obvious to us all, has a special and exclusive responsibility to do something about the federal service and the crown companies.  But an inquiry here, Mr. Chairman, and even necessary changes, will not in my view go far enough.  Many of the most important problems to be solved fall within provincial jurisdiction, especially those arising out of the teaching of both languages.  Therefore, if this wider inquiry into the means of developing the bicultural character of Canadian confederation is to be undertaken, the provincial governments would have to be associated with it.

I suggest that to this end the federal government should consult with the provincial governments without delay.  If these consultations — I hope this would not happen and I cannot see any reason why it should — do not result in a positive response or if they are delayed, then of course any federal government would have an obligation to go ahead with the inquiry into matters which fall within its own jurisdiction.  One additional advantage, Mr. Chairman, of the joint inquiry, that is with the provinces, is that it would show the importance of the contribution to our national development made by Canadians other than the founding races, which has been of special and indeed exciting value since world war II.  This contribution of new Canadians from old races has added strength, colour and vitality to the pattern of our national life.  It has enriched Canadianism by qualities inherited from old and noble traditions and cultures of other lands.

What better way could we prepare for our centenary than by taking effective steps
 

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HOUSE OF COMMONS

Interim Supply

now to deepen and strengthen the reality and the hopes of confederation so that all Canadians, without regard to race or language or cultural backgrounds, may feel with confidence that within this nation they can realize, without discrimination and tn full partnership, a good destiny for themselves and for those who follow them.  In that spirit of hope and confidence we can all work together and build up a greater and more united Canada.

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Definition:  rabble-rousing
Adjective:  rabble-rousing  'ra-bulraw-zing
1.  Arousing to action or rebellion

"By contrast, such people fear charismatic or rabble-rousing oratory because it seems to by-pass the rational faculties of the audience"

-- WordWeb 7, 2006, Princeton University

Donald Gordon burned in effigy by the rabble
Donald Gordon burned in effigy (1962)
Railway Committee Minutes: What he really said
Committee Minutes (Original English)
Committee Minutes
(Original English)

Committee Minutes (Official French)Committee Minutes
(Official French)
Événements mal compris / Events Misunderstood
FINISH OCR'ing and footnoting this article: https://thedonaldgordonincident.net/quebec-and-the-future-of-canada-d-j-dooley-for-the-review-of-politics-vol-27-no-1-jan-1965-pp-17-31-accepts-the-headlines-misses-the-communist-infiltration/
Effigy Burning (University of Ottawa)

6 DEC 1962

300 étudiants ... brûlent Donald Gordon - 10 arrestations ...
“300 étudiants ... brûlent Donald Gordon ... La Presse, 6-12-1962
“300 students ... burn Donald Gordon ...” La Presse, 6-12-1962

TO DO: I need to find out who organized this, and if they're red, put it down to Communist mobilization, move it up to the other widget.   ADD Hull, if I keep this category: https://thedonaldgordonincident.net/la-presse-10-dec-1962/