5. La Presse, 24 NOV 1962 *

D R A F T — I NEED THE HANSARD REFERRED TO
I would then need to analyse it vis-a-vis this article, and maybe add something to the headline below, i.e. invented or what?

Source:  La Presse, Dernière édition.  Montréal, samedi 24 novembre 1962.  Page couverture.  Suite sur la page 2.
 

4ième Jour

Donald Gordon récidive

“Pas de Canadiens français assez compétents”!

Pas de Canadiens français assez compétents

“‘Pas de Canadiens français assez compétents’!”  “Donald Gordon récidive”  par
Marcel Gingras.

par Marcel GINGRAS

OTTAWA — Dans sa brutale franchise habituelle,  exemple de tout parti-pris, assure-t-il, — le président des Chemins de fer nationaux du Canada, M. Donald Gordon, vient de répeter à Ottawa ses propos de mardi.

A la fin de son témoignage de quatre jours au comité parlementaire des chemins de fer, il a de nouveau soutenu qu’il lui a été et qu’il lui est encore impossible de trouver un Canadien de langue française pour occuper l’un des haut postes à la société qu’il dirige.

“Cela me paraît bien étrange”, lui a alors répondu le député de Laurier, M. Lionel Chevrier.  “Comment ne pouvez-vous y parvenir alors que le gouvernement, l’an dernier, trouvait trois Canadiens de langue française pour le conseil d’administration des chemins de fer”.

(Les administrateurs dont parle M. Chevrier sont :  MM. Guy Charbonneau et Jean-Louis Lévesque, de Montréal, et M. Georges Ayers, de Lachute).

“Le gouvernement, a retorqué M. Gordon, pouvait choisir dans tout le Canada tandis que moi, je dois choisir parmi les employés de la société.”

Le dernier argument ne tient pas debout, comme on le sait, puisque M. Gordon lui même était tout à fait étranger à la société lorsqu’il en est devenu président.

A l’époque ou M. Chevrier était ministre des Transports, plusieurs fois en son nom et au nom de M. St-Laurent, il a prié M. Gordon de jeter un regard sur le Canada français.

Chaque fois, ce dernier promettait de le faire, mais ses tentatives n’ont pas été très fructueuses.

Voir GORDON en page 2

GORDON

Suite de la page 1

Pas de canadiens français assez compétents - suite de la page 1On raconte volontiers à Ottawa que M. Gordon a un jour fait une invitation à l’actuel vice-président de l’Hydro-Québec, M. Lessard, à qui il avait offert l’une des vice-présidence de la société.

Intéressé, M. Lessard avait accepté de discuter l’offre qu’il avait cependant vite déclinée lorsqu’il s’était rendu compte qu’on voulait lui faire jouer un rôle de figurant.  Le travail véritable de son poste, c’est un Anglo-Canadien qui l’aurait accompli.

C’est à cette offre que se référait M. Gordon, mardi dernier, lorsque, répondant à une question de M. Chevrier, il lui avait dit :  “Vous savez aussi bien que moi que j’ai déjà offert un poste à un éminent Canadien français qui l’a refuse”.

Les Chemins de fer nationaux, il n’y a plus à se le cacher, ont toujours ignoré les candidatures d’employés de langue française.  Ils auraient pu utiliser mieux qu’ils ne l’ont fait les services de M. J. A. Boivin, ancient directeur du trafic de la région métropolitaine, en le nommant vice-président de la région du Saint-Laurent, mais l’idée leur est-elle même venue?

Dans toute leur histoire, il semble qu’il ne leur soit arrivé qu’une fois d’appeler un Canadien de langue française à la haute direction, ce fut lorsqu’un fils de l’ancien sénateur Belcourt a occupé le poste de secrétaire de la compagnie, pendant quelques années.

Hommage à M. Gordon

La dernière séance du comité s’est terminée par un bref duel oratoire entre le ministre des Transports M. Balcer, et l’un de ses prédécesseurs, M. Chevrier.

C’est ce dernier qui a ouvert le feu en accusant M. Balcer d’un manque de suite dans les idées.  Le présent gouvernement, on le sait, a mis un an à renouveler le mandat de M. Gordon.

Lorsqu’il la fait, l’an dernier, M. Balcer était devenu ministre des Transports et ce geste, selon M. Chevrier, ne concordait pas avec certains propos tenus par M. Balcer, en 1958.

Aux derniers jours de la campagne électorale de 1958, M. Balcer, lors d’un discours télévisé, aurait parlé de la mainmise de la bureaucratie sur l’équipe libérale.

“Tous nos députés, aurait-il dit, se sont vite fait mettre à leur place par le bureaucrate numéro un de l’administration fédérale, M. Donald Gordon, celui à qui nous payons avec nos taxes, un salaire d’au moins $75,000 par année et qui se fiche des Canadiens français et de leurs reclamations”.

“Je ne me souviens pas avoir dit cela, a répliqué M. Balcer.  Je suis Canadien français comme vous et j’aimerais voir le plus grand nombre possible des nôtres à la haute direction de la société, j’aimerais même en voir un président.”

“Pour ce qui est de M. Gordon, je suis fasciné par son travail.  Il est excellent administrateur.”

“J’en conviens, a rétorqué M. Chevrier, mais sauf en ce qui concerne les Canadiens français.”

C’est sur cet hommage à peine teinté de réserves que s’est terminé l’examen annuel du rapport des Chemins de fer nationaux du Canada.

 

Notes: Notice how Gingras ends this article. He implies that Gordon has been formally answering for the French-Canadian issue in virtue of the annual report. However, in virtue of the fair employment practices law, it is forbidden for him to discriminate; he cannot collect prohibited data for the purpose of hiring and promotion; he cannot be answerable to the Parliament for NOT hiring french-canadians or french-speaking Canadians in spite of the law against discrimination. He has been made to answer for NOT doing something he is forbidden by LAW to do. He can only hire outside when there is no one inside the CNR to fill a job. He has been pilloried as a racist and burned in effigy for obeying the fair employment practices law; in a national company like the CNR, there will obviously be 9 or 10 times the number of employees who “speak” English, or who are maybe “anglo-saxon”, than the French, who, nationwide, constitute a numerical minority. Obviously, for the reasons stated by Gordon on 20 Nov 1962, he cannot put more French Canadians into CNR jobs and on the board of directors, than are available to him.

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Definition:  rabble-rousing
Adjective:  rabble-rousing  'ra-bulraw-zing
1.  Arousing to action or rebellion

"By contrast, such people fear charismatic or rabble-rousing oratory because it seems to by-pass the rational faculties of the audience"

-- WordWeb 7, 2006, Princeton University

Donald Gordon burned in effigy by the rabble
Donald Gordon burned in effigy (1962)
Railway Committee Minutes: What he really said
Committee Minutes (Original English)
Committee Minutes
(Original English)

Committee Minutes (Official French)Committee Minutes
(Official French)
Événements mal compris / Events Misunderstood
FINISH OCR'ing and footnoting this article: https://thedonaldgordonincident.net/quebec-and-the-future-of-canada-d-j-dooley-for-the-review-of-politics-vol-27-no-1-jan-1965-pp-17-31-accepts-the-headlines-misses-the-communist-infiltration/
Effigy Burning (University of Ottawa)

6 DEC 1962

300 étudiants ... brûlent Donald Gordon - 10 arrestations ...
“300 étudiants ... brûlent Donald Gordon ... La Presse, 6-12-1962
“300 students ... burn Donald Gordon ...” La Presse, 6-12-1962

TO DO: I need to find out who organized this, and if they're red, put it down to Communist mobilization, move it up to the other widget.   ADD Hull, if I keep this category: https://thedonaldgordonincident.net/la-presse-10-dec-1962/