1. Le Devoir, 22 NOV 1962 *
D R A F T
Where are the “three conditions” – am I missing something?
Source: Le Devoir, Montréal, jeudi, 22 décembre 1962.
This period of time in the travails of Canada is interesting. The article below on Donald Gordon is wrapped around another item announcing the imminent adoption of a new flag for Canada. That’s the “tail” described by Adrien Arcand in his 1965 short book, Down With Hate! The new flag is a non-ethnic symbol which paves the way for unconstitutional multicultural mass immigration.

M. Gordon nie avoir fait des distinctions
contre les Canadiens de langue française
M. Gordon nie avoir fait des distinctions
contre les Canadiens de langue française
OTTAWA. — Le président du Canadien National, M. Donald Gordon, a nié avec vigueur les accusations des députés du Québac que la société ferroviaire de l’Etat faisait des distinctions nuisibles aux Canadiens français, dans la choix da ses principaux dirigeants.
Le président, dont la comparution annuelle devant la comité des chemins de fer des Communes est ordinairement l’occasion d’échanges de mots vifs, a nié également que le CNR mène les camionneurs à la faillite ou qu’il aménage un inutile réseau da micro-ondes.
Le critique financier du Crédit social, M Gilles Gràgoire, a déclenché une violente altercation lorsqu’il a souligné qu’aucun des 28 principaux dirigeants du CNR et seulement deux des 12 directeurs sont des Canadiens français.
Le député de Lapointe a dit que c’est là faire la distinction contre les employés de langue française de la société ferroviaire. M. Lionel Chevrier, ministre des transports dans l’ancien gouvernement libéral et M. Guy Rouleau, libéral da Montréal-Dollard, ont abondé dans la même sens.
PAS DE CANDIDATS?
M. Gordon a répondu que les meilleurs hommes disponibles ont été nommés à des fonctions supérieures. Les députés du Québec lui demandent de faire des distinctions en faveur des Canadiens français.
“Nous avons entendu cette explication depuis neuf ans”, a dit M. Chevrier, libéral da Montréal-Laurier. Il a dit qu’il pouvait fournir à M Gordon les noms de plusieurs employés Canadians français du CNR bien qualifiés, dont on n’a pas tenu compte dans les promotions.
“Je sait que M. Gordon ne fait pas de distinctions”, a dit M. Chevrîer. “Mais je ne puis comprendre pourquoi pas un seul des dirigeants ne soit de langue française.”
M. Gordon a expliqué qu’il y a pénurie de candidats qualifiés de langue française. Peu de diplômés universitaires sont entrés au service du CNR ces dernières années, quelques bons candidats en perspective ont été attirés à des postes à l’extérieur et certains ont refusé l’avancement lorsqu’il s’agissait de quitter le Québec.
“Tant que je serai président aucune nomination ne sera faite parce qu’un homme est Canadien français”.
Mais le président de 61 ans a ajouté: “Quand je reviendrai dans dix ans, vous verrez les résultats de notre recrutement des diplômés des universités du Québec.
TROIS CONDITIONS
Le président du Comité, M. Earl Rowe, conservateur de Dufferin-Simcoe, a eu quelque difficulté à garder la maîtrise du débat à un certain moment, alors que quatre ou cinq personnes parlaient en même temps.
M. Grégoire s’est plaint également que bon nombre de résidants du Québec devaient transiger avec des employés du CNR qui ne parlent pas le français.
— End of discussion re French-speaking
management at CNR —
Le président du CNR prévoit un déficit de $48,300,000 pour l’année 1962. Ce sera le sixième déficit annuel d’affilée. Les pertes, durant chacune des deux années, ont été de $67,003,000. Il s’est dit confiant que le CNR pourra enregistrer un profit si trois conditions se réalisent: moderniser les tarifs marchandises et les services, tel que recommandé par la commission royale McPherson sur les transports; retrait des dettes qui remontent aux années 1920 et augmenter les profits provenant du service de camionnage du CNR et du service des télécommunications.
CAMIONNAGE
M. Gordon a dit que les filiales du camionnage du CNR ont fait un chiffre d’affaires de quelque $20,000,000 par année.
L’an dernier, les profits ont été de $131,170 mais le service s’agrandit rapidement. Il a dit que les entreprises privées de camionnage font un chiffre d’affaires annuel de plus de $1,000,000,000.00.
“Le camionnage est une affaire de rien, comparé à notre tâche principale”, a-t-il dit.
M. Gordon a prédit que le réseau micro-ondes transcontinental de 3,000 milles, que le CNR et le CPR construisent conjointement, sera complété dans deux ans. Le réseau transmettra des télégrammes, des cibles, des programmes de télévision et de radio des réseaux et des communications commerciales TELEX.




